La forêt

Poumon vert de la planète, la forêt nous est indispensable pour respirer. Nous l’exploitons aussi pour produire de nombreux objets, dont le papier. Ses arbres sont une ressource naturelle renouvelable s’ils sont gérés durablement.

La forêt, poumon vert de la planète

La forêt couvre 31 % de la planète, soit un peu plus de 4 milliards d’hectares.

L’importance de la forêt sur un territoire est indéniable : elle structure le paysage, participe à la gestion de l’eau et représente un habitat pour la faune et la flore. Surtout, grâce à un phénomène de photosynthèse, ses arbres captent le dioxyde de carbone et rejettent de l’oxygène, faisant de la forêt un élément indispensable à la vie des hommes. Une fois récolté, le bois continue de stocker le gaz carbonique, prolongeant ainsi durablement le rôle positif de la forêt dans la lutte contre le changement climatique.

Préserver les forêts

L’enjeu de la préservation de la forêt est donc crucial pour l’avenir des générations futures. Or, l’ennemi principal de la forêt est l’activité humaine lorsqu’elle n’est pas raisonnable, contrôlée, responsable.
En effet, la déforestation, décrite comme phénomène de régression des surfaces couvertes de forêt, résulte d’une exploitation excessive ou anarchique de certaines essences forestières, d’une urbanisation incontrôlée, d’une exploitation illégale du bois ou d’une extension abusive des terres agricoles.

Protéger nos forêts, c’est apprendre à les gérer durablement.

Cela signifie de les gérer d'une manière et à une intensité telle qu'elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire, actuellement et pour le futur, les fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes aux niveaux local, national et mondial. Et qu'elles ne causent pas de préjudices à d'autres écosystèmes.
En bref, il s’agit principalement de veiller à ce que l’on ne prélève pas plus que ce que la terre peut renouveler, et replanter chaque arbre coupé.

La certification, un gage de gestion durable de la forêt

Suite à cette prise de conscience écologique, des labels ont été créés dans les années 90, permettant d’assurer une traçabilité des produits issus du bois et in fine d’informer les consommateurs sur l’origine des produits qu’ils achètent, proposant ainsi une responsabilisation accrue de chacun.

Les deux structures principales de certification de gestion forestière durable qui existent en Europe sont FSC et PEFC. Ces structures ont toutes deux le statut d’organisation internationale non gouvernementale à but non lucratif. Elles connaissent une importante évolution ces dernières années, en contribuant à la propagation géographique de la certification de la gestion durable des forêts.

PEFC - Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes
Le PEFC garantie que le bois est issu de forêts gérées selon des critères environnementaux. 
Ce « programme de reconnaissance des certifications de gestion forestière » a été créé en 1999 par les propriétaires forestiers de pays européens. Il est aujourd’hui le plus répandu à travers le monde. 1/3 de la forêt française est certifiée PEFC.

FSC - Forest Stewardship Council
Le label FSC, fondé en 1992, certifie la gestion forestière selon des critères environnementaux mais aussi sociaux réputés très stricts.

Les papiers, acteurs de la gestion durable des forêts?

En tant qu’utilisatrice de fibres de bois, l’industrie papetière est intéressée au premier chef par la gestion durable des forêts. Le bois devient une ressource presque inépuisable s’il est issu d’une forêt correctement gérée. Par ailleurs, en France, le papier provient essentiellement d’activités d’entretien de la forêt ou de chutes de l’activité de scierie. On ne coupe pas un arbre spécialement pour faire du papier, le papier est créé à partir des déchets de l’arbre !

70% du bois utilisé dans la fabrication de la pâte à papier provient des coupes d’éclaircies. Ce sont des coupes d’entretien qui permettent de dynamiser naturellement la croissance de la forêt en favorisant le développement des arbres les plus vigoureux par l’élimination des arbres plus chétifs qui gêneraient leur croissance. Cette action est bénéfique pour la santé et la vitalité de nos forêts et permet en outre de diminuer les risques d’incendie.
30% du bois utilisé dans la fabrication de la pâte à papier provient des chutes de l’activité de scierie. Le bois est exploité pour l’ameublement, la construction ou la menuiserie. Les chutes des opérations de scierie sont récupérées par l’industrie papetière pour fabriquer du papier.

Les vieux papiers, une chance pour la forêt

Dans le même temps, on voit se développer l’industrie « des vieux papiers ». Fabriquer du papier recyclé permet, outre les économies en eau et énergie réalisées, de retarder l’apport et la quantité de matière première vierge dans le processus de fabrication du papier et donc de participer à la préservation de nos ressources naturelles. La fibre cellulosique qui compose le papier se recycle cinq fois en papier journal.

La forêt en France

Troisième d’Europe, la forêt française occupe 30 % du territoire national et capte chaque année 64Mt de CO2.
Contrairement aux idées reçues, la superficie couverte par les forêts en France augmente depuis plus d'un siècle. Avec près de 140 variétés différentes d'arbres, les forêts françaises comptent parmi les plus diversifiées d'Europe : elle se compose principalement de chêne (41 %), de résineux (37 %) et d’autres feuillus (22 %).
Alors qu’elle est en expansion, la forêt en France est économiquement sous-exploitée : elle produit plus de bois qu’il n’en est consommé. Sur 100 millions de m3 de bois produit, seuls 60 millions sont récoltés et 37 millions commercialisés. Aussi la filière bois constitue-t-elle le deuxième poste déficitaire de la balance commerciale française, après l’énergie.
La forêt française sert peu à fabriquer du papier car les résineux y sont relativement peu présents. Ainsi, l’industrie papetière consomme 18,5 % de la récolte annuelle de la forêt française, ce qui représente 34 % du bois issu des forêts françaises commercialisé en France. L’incorporation des vieux papiers en France est estimée à 37 % en moyenne.